Lorsque les températures baissent, nous changeons volontiers certaines de nos habitudes. Les promenades raccourcissent parfois, les journées deviennent moins actives et nous recherchons naturellement davantage de chaleur. Mais qu’en est-il de nos chiens ? Faut-il adapter l’alimentation de son chien en hiver, augmenter sa ration ou, au contraire, conserver exactement les mêmes habitudes ? On fait le point dans cet article !
Les besoins nutritionnels du chien sont-ils variables selon la période de l'année ?
Oui, les besoins d’un chien peuvent évoluer au cours de l’année, mais la saison n’est qu’un facteur parmi d’autres. L’alimentation doit avant tout être adaptée au profil de l’animal. L’âge, la taille, le niveau d’activité ou encore la condition corporelle influencent directement ses besoins énergétiques. Le froid peut néanmoins changer la donne. Maintenir sa température corporelle demande de l’énergie. Pour un chien qui vit en partie dehors ou qui passe quotidiennement de longues périodes dans un environnement froid, les dépenses liées à la thermorégulation peuvent augmenter.
Attention, cela ne veut pas forcément dire qu’il faut augmenter indistinctement la ration de tous les chiens dès l’arrivée des premiers froids. La situation d’un animal vivant principalement à l’intérieur est très différente. Si ses dépenses énergétiques ne progressent pas, lui fournir davantage de calories risque simplement de créer un déséquilibre entre les apports et les dépenses. Il faut même envisager le scénario inverse. En hiver, certains chiens se dépensent moins. Les sorties peuvent être moins longues en raison de la pluie, du froid ou des journées plus courtes. Or, une diminution de l’activité réduit les dépenses énergétiques.
Le meilleur réflexe consiste donc à regarder son chien plutôt que le calendrier. Son activité a-t-elle augmenté ou diminué ? Passe-t-il davantage de temps dehors ? Son poids reste-t-il stable ? Sa silhouette évolue-t-elle ? Ces observations donnent des indications beaucoup plus intéressantes que la température extérieure prise isolément.
Il faut également conserver un principe essentiel : modifier la quantité d’aliment ne doit pas conduire à déséquilibrer la ration. Un chien a besoin d’un apport adapté en protéines, lipides, vitamines, minéraux et autres nutriments essentiels. L’équilibre nutritionnel demeure fondamental quelle que soit la saison.
Alors, faut-il adapter l'alimentation de son chien en hiver ?
Pas nécessairement. Pour un chien adulte en bonne santé, vivant principalement à l’intérieur et conservant un niveau d’activité similaire toute l’année, l’arrivée de l’hiver ne constitue pas, à elle seule, une raison suffisante pour augmenter sa ration.
En revanche, une adaptation peut devenir pertinente lorsque les dépenses énergétiques changent réellement. C’est notamment le cas d’un chien qui passe beaucoup de temps dehors et doit affronter régulièrement de basses températures. Son organisme utilise davantage d’énergie pour maintenir sa température corporelle et ses apports peuvent alors devoir être réévalués.
Un chien particulièrement actif pendant l’hiver peut également avoir des besoins différents. À l’inverse, si votre compagnon devient plus sédentaire pendant cette période, augmenter automatiquement sa ration serait contre-productif. Les besoins caloriques varient fortement en fonction du niveau d’activité, mais également de la taille et de l’âge de l’animal.
Chez WOLFOOD, nous pensons donc que la bonne question n’est pas uniquement « quelle alimentation donner en hiver ? », mais plutôt : comment les besoins de mon chien évoluent-ils pendant l’hiver ? Cette nuance permet d’éviter deux erreurs opposées : sous-alimenter un animal dont les dépenses augmentent fortement ou suralimenter un chien qui passe davantage de temps au chaud et se dépense moins.
La surveillance de la condition corporelle prend alors tout son sens. Observer régulièrement la silhouette de son chien et suivre son poids permettent de détecter une évolution progressive. Les friandises et récompenses doivent également entrer dans l’équation : elles apportent elles aussi de l’énergie et ne devraient pas être considérées comme extérieures à la ration quotidienne. L’Anses souligne justement que les suppléments alimentaires non comptabilisés dans la ration peuvent participer à la prise de poids.
Adapter l’alimentation de son chien en hiver revient donc moins à suivre une règle saisonnière qu’à rester attentif à l’animal. Un chien vivant au chaud et conservant ses habitudes n’a pas automatiquement besoin de manger davantage. Un compagnon très actif ou régulièrement exposé au froid peut, en revanche, présenter des besoins énergétiques supérieurs.